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  • Les 10 coutumes qui amusent un étranger en Argentine

    Les 10 coutumes qui amusent un étranger en Argentine

  • Parrilla La Dorita

    Parrilla La Dorita

Les réserves naturelles de Buenos Aires

reservaPour échapper au bruit, au trafic automobile et aux immeubles, il n’est pas nécessaire de partir très loin. Au sein même de Buenos Aires, il est possible de profiter de deux coins de natures : la réserve écologique de la Ribera Norte (San Isidro) et celle de la Costanera Sur (sur la Capital Federal).

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Les 10 coutumes qui amusent un étranger en Argentine

dulce-de-lecheCoutumes insolites, habitudes sociales, voici une liste de toutes les petites choses et de tous les grands étonnements auxquels peut être confronté un étranger en Argentine.

1. Si un des symboles de la gastronomie argentine est le DULCE DE LECHE (une pâte à tartiner à base de sucre et de lait) ce n’est pas un hasard, les argentins sont très friands de sucré.

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Parrilla La Dorita

la_doritaLa Dorita, parrilla-gril typique de Buenos Aires, est tenue par Alejandro Eiras dit « Chango ». Vivre en Argentine l’a rencontré lors d’un plaisant passage dans l’établissement situé au 789 de l’Avenue Libertador.
Ouvert de 8h à 02h du matin, La Dorita vous accueille dans une ambiance chaleureuse, gaie et moderne. La décoration y est originale avec des bouteilles de bières recyclées en lampes et un plafond traversé de guirlandes, banderoles et autres lumières de couleur. De nombreuses photographies et un tableau de l’artiste Marcos López, connu pour ses œuvres surréalistes terminent de donner à l’endroit un cachet unique.
La Dorita, un lieu où cohabitent bonne ambiance, qualité des plats et prix accessibles.

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 Cependant, ces spectacles n'ont pas lieu sur des scènes, et n´ont pas été écrits par des génies déjà partis. Les protagonistes n'ont pas de leurs rôles bien répétés - en fait, ils ne connaissent même pas le rôle qu´on leur désigne. Toutefois, leur exercice sera intensément joué, et seulement à la fin de la pièce, on déterminera s´ils jouent comme des héros, comme des vilains ou comme des bêtes. 
 
En fait, les acteurs sont des joueurs, ils écrivent le script, ils exercent un contrôle souvent incertain sur leur tache. Ils sont directeurs techniques, et l'œuvre est connue comme le football. C'est une passion nationale, extrêmement populaire, et absolument récréative. Pour se donner une idée du type de drame que représente ce jeu, il suffit de surveiller les scènes les plus grandes - la finale de la dernière coupe du monde à Berlin (il existe une incarnation du héros faillible le plus parfait de l´incroyablement talentueux et maniaque pousse défenseurs Zidane ?), ou l´opéra archi classique entre les deux "grandes" équipes de l'Argentine, "Boca Juniors" et "River Plate" 
 
La "représentation" à laquelle j'ai assisté samedi dernier était plus modeste mais l´émotion était présente, ni passion ni drame. Il peut paraître plutôt curieux qu'un étranger qui veut éprouver l´expérience du football argentin pour la première fois aille voir un match de la seconde division entre Ferro et Aldosivi, surtout pendant un week-end ou le glorieux super classique va avoir lieu, mais je crois que mon raisonnement se justifie. D'abord, le père de mon amie est supporteur de l´équipe. Les femmes savent que le chemin pour toucher le cœur d'un homme est celui de l´estomac. Les hommes savent que le chemin pour toucher celui du père de son amie c´est celui de l´équipe de football. Indépendamment de cette raison honteuse, je trouve que c´est tout de même un peu faux de débarquer dans un pays nouveau et immédiatement commencer à supporter une de ses meilleures équipes, (River ou Boca), simplement parce qu'ils gagnent toujours. Je me sentirais plutôt comme un des millions des supporters par tout le monde qui soutiennent le Real Madrid ou le Manchester United bien qu'ils habitent à milliers de kilomètres de ces équipes et qu´ils n'aient aucune connexion avec elles. Ceux sont les mêmes personnes qui s'allient au Chelsea ou au Barcelona dès qu´ils ont de meilleures chances. Voilà pourquoi, Ferro, qui occupe actuellement une position moyenne dans le tableau de la seconde division m'a paru une bonne option. 
 
Pendant que nous marchions vers le stade de Caballito, Gustavo, le père de mon amie m'a raconté l´histoire de son cher "Ferrocarril Oeste". Bien qu´il ait passé plusieurs années dans la seconde division, cette équipe montre un passé relativement glorieux. Fondé par des travailleurs du tramway en 1904, l'équipe passa la grande majorité du temps dans la première division, en gagnant même le championnat en 1982 et en 1984. Toutefois, ces jours tranquilles terminèrent, phénomène constaté devant la pénurie de spectateurs au stade auquel nous venions d´arriver quelques minutes avant le début du match. On peut voir comme quelque chose négatif ou de positif le fait que tous les supporteurs se connaissent. Soyons positifs et décrivons l'atmosphère comme "intime". Nous avons une bonne vue des sièges au milieu du terrain. A l'extrémité ouest du terrain, les fanatiques sont déjà avec leurs drapeaux, en pleine chanson. La contrepartie, autour de mille, ont voyagé depuis Mar del Plata, ils sont situés dans le coin nord-est, et ils se tordent comme des vers turbulents. Les fonctionnaires décident de ne pas focaliser le secteur est qui reste désert sur le petit écran,   j´imagine pour économiser un peu, et les annonces des noms des joueurs restent incompréhensibles, cela signifie bien que je n'ai pas aucune idée sur les noms de nos héros. 
 
J´observe nos gosses très enthousiastes, en cherchant une faiblesse potentielle qui puisse nous mener à la gloire. Je demande à Gustavo qui sont nos joueurs. Après des moments de contemplation, il m´explique que quelques investisseurs intéressés dans l'équipe rassemblèrent des fonds au début de la saison et achetèrent le talentueux "striker". Le striker s´est presque immédiatement blessé le genou droit, et en conséquence il ne jouera pas jusqu'en février. Plutôt un Goliath qu´une faiblesse alors… mis en échec avant le début du jeu. Voyons alors le géant en pratiquant des coups de tête de défense? Un défenseur - central talentueux qui mesure 194cm appelé Federico Fazio, explique Gustavo, a été choisi plusieurs fois pour l'équipe national de "sub-21". Aha! Voilà un possible héros de l'œuvre. Quant aux vilains, je pourrais voir des candidats innombrables parmi l'opposition – un group de bruts et de laids. Il y avait aussi l'arbitre, debout sur le côté, en machinant peut-être. Après un court échauffement, le match commença.
 
Notre équipe a bien débuté, en maintenant une bonne possession et en avançant vers le but. Ornés, comme des chevaliers, avec leurs uniformes blancs et verts, ils paraissent astucieux jusqu'à ce qu'un des strikers reçoit le ballon et se fait sifflé par ses propres supporteurs auxquels il répond en perdant la position. Je déduis, par les insultes lâchées à ce pauvre vagabond poilu nommé Monje. Je le regarde avec méfiance. Est-ce qu´il arriverait avec son odieuse réputation avec les supporteurs de l'autre équipe? ou comme Arthur 'il ignorerait les cris et exposerait son épée  Excalibur' pour faire face à l'opposition. 
 
Je sais déjà qui est le vilain - le défenseur droit d'Aldosivi, qui se constamment parterre pour gagner des penalties gratuites par son équipe. Les fanatiques de l'autre équipe lui crient dédaigneusement qu'avec ses 36 ans, il aurait du déjà prendre sa retraite il y a des années. Et c´est ce qu´on lui dit de plus joli pendant toute l'après-midi. Le résultat d'une de ses "chutes" c´est que Altamar lance le ballon vers le striker, qui marque le coup de près, en surprenant au la défense endormie. A 6 minutes, ils gagnent déjà par un but.

Ferro commence une nouvelle fois avec ses avances lentes, mais on dirait qu'il leur manque un élan dans le dernier tiers. Tout à coup le jeu devient une catastrophe. Le coup haut de la défense de Ferro est intercepté par Fazio, qui met le ballon magnifiquement dans son propre but. C'est le type de but que perfectionne Hernan Crespo – un coup avec la tête en angle qui vole avec gracieusement vers le coin du but, en laissant le buteur complètement échoué. Apparemment, on révèle la faiblesse: faire des buts spectaculaires pour l'opposition.

A l'intervalle les fanatiques de Ferro ne peuvent pas se consoler, alors que le groupe voyageur se réjouit avec sa futile chanson. Mais restons positifs. Il reste suffisamment de temps pour faire deux buts. Gustavo disparaît pendant l'intervalle, probablement pour se jeter de la pointe du stade. Heureusement le revoilà pour le second temps, et Ferro commence bien. Le poilu de Momje n´est plus là et les avants paraissent plus renforcés. L'équipe continue à pousser en avant, en créant des chances. Fazio se rédime avec un bon jeu. Mais Aldosivi paraît dangereux en tant que contre-attaque. Ils ont un avant du genre-Inzaghi qui attend derrière les défenseurs, en sautant devant pour faire plusieurs tentatives pour s'approprier du ballon, il ne réussit pas. Mais finalement, il l'obtient.

Ensuite Ferro marque un but. Joie réprimée face aux supporteurs - nous en sommes encore perdus. Il manque seulement 20 minutes. Ferro est en bonne forme. Quelques volées excellentes sont interceptées par le buteur. Pendant ce temps, la montre court. Les quatre minutes de temps supplémentaire commencent. Ferro continue à faire pression. Il manque deux minutes. Corner. Il va sûrement faire un but, ils doivent en faire un après tant de pression. Le ballon s'approche. Plus de bordel. Gol!!! Ferro se rattrape dans la dernière minute temps supplémentaire. Les supporteurs fêtent. Voilà, me dit Gustavo, ce qu´est être supporteur de Ferro. Rien n´est facile mais rien ennuie. On sonne le sifflet. 2-2 ce n'est pas un bon résultat contre une équipe inférieure surtout en jouant dans son propre stade, mais ils sont tous contents. Sans doute cela entretient. Et des drames comme celui-ci, se sont déroulés dans toute la ville  le long de cet après-midi ensoleillé, avec des héros et des fins différents. Qu´ils gagnent ou qu´ils perdent, ces personnes retourneront la semaine prochaine pour voir l'acte suivant. Et moi,  comme avide amateur du théâtre, je serais présent..


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