Tout à côté de Buenos Aires ( 37 kilomètres) , la nature prend dans ses bras les visiteurs, l'histoire propose un examen silencieux et l'air pur s'avère plus que suffisant pour réconforter l'âme...
L'île Martín García offre cet état de bien-être, une mare en pleine province de Buenos Aires ancrée au milieu du fleuve de la Plata, - à 37 kilomètres et quelques heures de navigation en partant de Tigre -. Avec ses matisses curieuses et singulières, vous avez tout le nécessaire pour vivre une fin de semaine tranquille.
Située au nord de la ville de ville de Buenos Aires, ou nait le fleuve de la Plata, l'Île Martín García fut le scénario militaire, le siège de "lazareto", et un lieu d'emprisonnement de personnalités politiques, comme Hipólito Yrigoyen Juan D Perón et Arturo Frondizi. Une île avec une histoire et une nature. Une expédition inoubliable.
L'île a 185 hectares. Son sous-sol est composé de roches cristallines du massif de Brasilia (une ancienne structure géologique), qui servirent pour paver quelques rues de Buenos Aires. Bien que ce soit une île continentale, ses côtes sont de type "deltaico", avec une sédimentation fluviale, elle est d´ailleurs située Delta du Paraná.
Elle fut déclarée Réserve Naturelle Provinciale en 1973, pour la conservation de la faune et de la flore autochtones. Elle conserve en plus un patrimoine avec des constructions qui sont témoins d'une histoire bien longue. Elle offre, de plus, des propositions éco-touristiques intéressantes.
Dans l´île on peut visiter:
Le Musée Historique est situé dans la propriété qui était occupé par une ancienne "pulpería", il fut été créée par les habitants de l´île en collaboration avec l´Armée. La Maison fut destinée aux médecins et la résidence de Rubén Darío.
Après avoir fonctionner comme prison, entre 1868 et 1915, l'île se transforma en "lazareto" où l´on séparait les malades contagieux. Ensuite, elle devint la résidence du poète.
En 1881, Julio A. Roca installa un phare dans l´île qui fonctionna jusqu en 1927, il alertait les marins sur la présence sur l´île. L'île est un relais en plein fleuve de la Plata qui invite à explorer des forêts et des jungles, les endroits où furent détenus Yrigoyen, Perón et Frondizi.
L´île offre aussi un souvenir savoureux et traditionnel: le pain sucré artisanal. Lorsque le bateau amarre dans le quai, les couleurs changent, les parfums se confondent parmi les divers arômes des 800 espèces de végétation, la majorité sont plantes médicinales.
La variété fut, peut-être, une des sources d'inspiration pour les recherches du médecin Luis Agote, qui s´installa en 1895 dans ce petit territoire de 184 ha entouré par des eaux partagées avec l'Uruguay.
Le spécialiste dirigea le "Lazareto" ou le centre hospitalier organisé pour s'occuper des épidémies à la fin du XIXème siècle. C´est une des descriptions obligatoire du circuit touristique qui rappelle le lieu où les immigrants, au début du XXème siècle, restaient en quarantaine avant d´entrer dans le pays.
A partir de là, le chemin mène directement à un orgueil de l´ile: une forêt exotique et un
paradis d'oiseaux. La "anacahuita", avec sa préparation d'infusions si renommée. Il suffit de frotter une feuille pour sentir son parfum. Le "chalchal", avec des fruits rouges presque brillants, tant de fois rappelé dans une "chacarera". Et le "higuerón", bien droit et asphyxiant, qui entoure à ses proies jusqu'à les étrangler, bien que pour cet acte, il démontre diverses sculptures sur son tronc. Les Chiricotes, les litornes et les yerutíes apportent le juste son pour un après-midi ensoleillé.
Comment y arriver:
Les bateaux de Cacciola partent les mardis, les jeudis, les samedis, les dimanches et les tours fériés de la Station Internationale (Lavalle 520). Ils reviennent à 17h. (Téléphones 4749-0329/0931).
Où s´informer:
Dans la ville de Bs. As., Maison de la Province de Bs. As.: Callao 235, 4371- 7045/7. A Tigre, 4728-0338. A La Plata, (0221) 429-5252.
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