1– Le Gauchito Gil:
est un saint « profane », c'est-à-dire non reconnu par l’Eglise, mais que prie la population argentine les 8 février. Il vécu entre 1830 et 1870 sous le nom d’Antonio Gil dans la province de Corrientes. Cet homme d’une grande bonté refusa de prendre parti dans le conflit meurtrier opposant deux clans de la même région. Considéré comme déserteur, il se refugiât au sein d’un groupe de brigands dont il devient le chef. Ensemble, ils volèrent l’argent aux riches et le redistribuèrent aux plus pauvres.
Déjà d’une grande popularité, il fut érigé au statut de saint au lendemain de sa mort lorsque s’accomplit la guérison miraculeuse qu’il avait prophétisé. Mis à mort pour ses activités de contrebande, il prédit la guérison du fils agonisant de son bourreau si celui si se repentait de l’avoir tué en le priant. Depuis, on implore le Gauchito Gil d’accorder miracles et guérisons.
2 – La Difunta Correa :
est une figure emblématique en Argentine et au Chili. Selon la légende, elle murut de soif dans le désert de San Juan, son enfant dans les bras, en suivant les traces des montoneras qui avaient capturé son mari. Lorsque son corps fut retrouvé par les muletiers, l’enfant qui s’était nourris des seins de sa mère vivait encore. La survie de son nourrisson fut le premier miracle qu’on commença à lui attribuer. À partir des années 1940, son sanctuaire dans la province de San Juan n´était qu´une croix située au sommet d´une colline qui se transforma en un petit village avec plusieurs chapelles (17 en 2005), remplies d'offrandes. Le long des routes du pays, de petits autels on été construits. Il est également de coutume de laisser des bouteilles d’eau pour calme sa soif. Aujourd’hui, cette vallée est traversée par un aqueduc irriguant la vallée et la transformant en un nouvel oasis.
3 – Le Pombero:
ce personnage décrit comme robuste, très brun déguenillé et portant un chapeau de paille fait partie des légendes populaires du nord argentin (mythologie guarani). Il était initialement considéré un génie protecteur des oiseaux de la forêt et est devenu au fur et à mesure un personnage turbulent, créant le désordre dans les maisons. Il cache les objets, casse ou décompose les appareils, disperse les animaux, vole du tabac, du miel, des œufs ou des poules, alarme les montures…..Pour gagner son amitié et sa tranquillité il est donc recommandé de lui présenter des offrandes comme du miel ou du tabac à mâcher près des maisons et de lui adresser des chants. Le plus célèbre, depuis reprit par Mercedes Sosa, étant « Maria va » de Antonio Tarragó Ros "Mirar rasgado, patitas chuecas, María va, pisando apenas la arena ardiente, María va, calcina al monte un sol de fuego, María va, temor Pombero, palmar, estero, María va, quiso la siesta ponerle un niño a su soledad, de trigo y luna, y de su mano, María va, por el tabacal, tu paso María va, y se bebe el sol, que huele a duende, María va [...]"
4 – La Telesita:
ainsi était surnommée cette femme qui surgissait dès lors que résonnaient quelques notes de musique. Elle avait les pieds nus, les cheveux hirsutes et se mettait à danser jusqu’à l’aube en chantant et profitant de la vie et du rythme de la musique jusqu’au jour où elle disparu brusquement et son corps fut retrouvé calciné. Depuis ce jour là, les paysans lui rendent hommage à chaque festivité. Petit à petit ils se mirent à lui dédier des danses, des chants et des prières. On implore la Telesita en dansant en couple sept « Chacareras », danses traditionnelles. Au cours de ces danses, on partage une coupe de vin ou de liqueur et tout se termine en brûlant une figurine de paille la représentant en mémoire de son supplice.
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