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A 26 ans, Daniel Rosenberg a créé un guide d'auberges de jeunesse de charme. Avec un peu d'argent et beaucoup de travail, cet Américain est aujourd'hui à la tête d'une florissante entreprise qu'il n'aurait pas pu monter aux Etats-Unis...

Comment êtes-vous arrivé en Argentine ?

J'avais décidé de quitter la Californie, où j'étais étudiant et où je travaillais comme serveur, pour voyager, sac au dos pendant un an, dans toute l'Amérique latine. Au bout de cinq semaines de voyage, je suis arrivé en Argentine... et je n'en suis plus reparti ! C'était il y a plus de trois ans. A Buenos Aires, il y a quelque chose de spécial que je ne peux pas expliquer.

Comment avez-vous créé votre entreprise, Minihostels ?

En 2007, par une rencontre avec mon associé, Liran Jakob, qui a eu l'idée de créer un réseau d'auberges de jeunesse à taille humaine, plus conviviales que les établissements de 200 lits proposés par d'autres guides. On voyage beaucoup, on visite les auberges et on propose les meilleures sur notre site de réservation. Aujourd'hui 300 établissements en Argentine, en Colombie ou encore au Venezuela et au Pérou ont reçu notre label de qualité.

Auriez-vous eu plus de mal à créer votre entreprise aux Etats-Unis ?

On a investi au départ 50.000 dollars pour embaucher nos salariés et louer des bureaux pendant plusieurs mois. Et dès les premiers 6 mois, on a gagné 40.000 dollars grâce aux réservations. Aux Etats-Unis on aurait dû dépenser beaucoup plus d'argent ! Même avec l'inflation actuelle en Argentine, on s'en sort beaucoup mieux qu'on ne l'aurait fait aux Etats-Unis.   

Et avez-vous rencontré des difficultés ?

Oui notamment techniques, à cause de l'inefficacité de certaines personnes. On a perdu du temps pour installer l'électricité et internet. Il fallait rappeler et rappeler encore les techniciens qui parfois ne venaient jamais. Aux Etats-Unis, ça, ça n'arriverait pas. Mais sinon, par chance,  grâce à un réseau de conseils, on n'a pas eu d'autres problèmes. Si tu sais te débrouiller, que tu as envie de réussir et que tu es malin, tu y arriveras très bien à Buenos Aires.

Et quels sont les avantages qu'offre l'Argentine ?

On peut faire plus de choses avec beaucoup moins d'argent. On peut aussi facilement travailler avec des expatriés, qui peuvent t'aider. Enfin, c'est un bonheur d'être en contact avec les Argentins. Ils sont adorables et savent profiter de la vie ! C'est un tout, on ne peut pas uniquement travailler. Sans les Argentins, leur chaleur, je ne serais pas resté. 

Est-ce que vous conseilleriez à d'autres expatriés de venir s'installer ici ?

Avant de se lancer dans une expatriation, je leur dirais qu'il faut venir ici, apprendre l'espagnol, connaître des gens et se rendre compte si c'est un pays pour eux ou non. C'est très important de se sentir bien dans le pays pour réussir.

Est-ce que vous trouvez qu'il y a de plus en plus d'Américains qui s'installent en Argentine ?

Oui il y a trois an et demi quand je suis arrivé, il n'y avait personne. A Palermo, je n'entendais jamais parler anglais et les Argentins me demandaient ce que je faisais ici.  Et maintenant c'est normal, il y a beaucoup plus d'expatriés.

Pourquoi les étrangers sont-ils plus nombreux à immigrer ici ?

Les Américains et les Européens viennent ici, je pense, parce que la vie est meilleur marché et très agréable, avec sa vie nocturne importante et des gens très ouverts. Il y a eu beaucoup de bouche à oreille de la part d'expats qui sont arrivés après la crise de 2001 et qui racontaient à leurs compatriotes que Buenos Aires était une ville fantastique. Et les expats sont venus. Mais moi je ne reste pas parce que la vie est bon marché mais parce que la ville m'a totalement séduit !

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