Les dévots considèrent que la "Difunta Correa" fait des miracles et protège les vivants. La survie de son nourrisson aurait été le premier miracle que l'on commença à lui attribuer. À partir des années 1940, son sanctuaire à "Vallecito", dans la province de San Juan n´était qu´une croix située au sommet d´une colline qui se transforma en un petit village avec plusieurs chapelles (17 en 2005), remplies d'offrandes.
Selon la légende, Deolinda Correa avait un mari nommé Bustos. Lors des guerres civiles entre unitaires et fédéraux, Bustos, recruté par la force, tomba malade et fut forcé à joindre les “montoneras”. Angoissée par la maladie de son mari, Deolinda et son bébé dans les bras, décida de suivre les pas des "montoneras" et traversa les déserts de la province de San Juan, en Argentine.
Lorsque ses vivres s´épuisèrent, Deolinda mourut de soif, de faim et d'épuisement. Cependant, quelques jours après, quelques muletiers traversèrent la zone et rencontrèrent le corps. Miraculeursement, l´enfant vivait encore et s´était nourri des seins de sa mère. Ils enterrèrent le corps dans les parages à Vallecito, et emportèrent l'enfant.
Lorsque l'histoire fut répandue, de nombreux paysans de la région commencèrent les pèlerinages vers sa tombe. Plus tard, on lui construisit un oratoire qui fut transformé peu à peu en un sanctuaire.
Les paysans et les chauffeurs de camions ensuite sont considérés comme les principaux diffuseurs de cette dévotion. Ils auraient été les responsables de la construction de petits autels sur les routes du pays où l´on voit des images de la sculpture de la "Difunta", et où les gens laissent des bouteilles d'eau pour calmer sa soif.
Une information caractéristique: en 2006, l´inauguration d´un aqueduc du genre "pipe-line" pourvoit Vallecito avec des débits modérées provenant de la source "Vaguada" dans le ravin "de las Peñas". De cette façon la région qui était un terrain en friche, grâce à l'existence du sanctuaire, se transforma en un nouvel oasis d'arrosage. |